Jeudi 12 novembre 2009

Un père soupçonné d'infanticide

Créé le 12.11.09 à 18h59
Un pére soupçonné d'infanticide à Evry
Un pére soupçonné d'infanticide à Evry/IDE

EVRY - Le père était sous le coup d'un ajournement de peine pour des violences conjugales…

Un homme et une femme de 19 ans ont été interpellés mardi dans la soirée après la mort de leur enfant, un garçon âgé de 5 mois. Le père est soupçonné de l'avoir tué dans un hôtel social d'Evry, selon des sources judiciaires, citées par l'AFP. Une information judiciaire devait être ouverte dans la soirée.
 
Le parquet d'Evry a requis des mises en examen, pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans et «violences habituelles», s'agissant du père. La mère est elle mise en examen pour «non empêchement de crime» et «non assistance à personne en péril», ont précisé les mêmes sources. Le parquet a requis un mandat de dépôt pour le couple. L'autopsie a révélé que l'enfant était décédé d'un hématome sous-dural et avait les deux tympans crevés.
 
Il avait interdiction de voir sa compagne
 
Le père, violent avec la mère de son enfant, était sous le coup d'un ajournement de peine pour des violences conjugales, la peine devant être prononcée à la fin du mois de novembre. Ce SDF qui avait l'interdiction de voir sa compagne, suivie par les services sociaux et qui logeait dans un hôtel social, passait ses journées avec elle et l'enfant.
 
Des amis du couple, venus les voir mardi en fin d'après-midi, trouvant «le père bizarre», comme le souligne une source judiciaire, se sont immédiatement rendus à la police en précisant que l'enfant n'avait plus de réaction et semblait mort.  Les secours n'ont rien pu faire pour le sauver.
Par CNR2009 D'ISTRES - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : conseilnationaldela resistance
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Jeudi 12 novembre 2009

Créé le 12.11.09 à 20h10
Ostricourt, dans le Nord.
Ostricourt, dans le Nord./IDE

FAIT DIVERS - Une femme a embarqué une enfant de 3 ans dans sa voiture...

Une femme d'une cinquantaine d'années a été interpellée jeudi après-midi, une quarantaine de minutes après avoir enlevé une fillette de 3 ans devant un magasin à Ostricourt (Nord).
 
La fillette rom mendiait avec sa mère vers 15h30 lorsqu'elle a été embarquée par une dame dans une voiture. La mère, témoin de la scène, «a alerté, affolée, la direction du magasin, qui a prévenu les gendarmes», a expliqué un officier de communication de la gendarmerie.
 
Pas le temps de lancer la procédure alerte enlèvement
 

Le plan épervier a aussitôt été déclenché. Des centaines de gendarmes, disposant du signalement du véhicule, ont été mobilisés pour surveiller le trafic routier dans la région. Les forces de l'ordre belges ont également été alertées.
 
La ravisseuse présumée a été interpellée dans un autre magasin d'Ostricourt si rapidement que les autorités n'ont pas eu le temps de lancer la procédure alerte enlèvement.
 
La gendarmerie ne disposait pas d'élément dans l'immédiat sur les motivations de la ravisseuse.
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Jeudi 12 novembre 2009

Angolagate : Pasqua souffle le show mais pas l'effroi

Il a réaffirmé que Chirac et Villepin étaient au courant des ventes d'armes à l'Angola, sans apporter de pièces nouvelles.

Charles Pasqua arrive à la conférence de presse le 12 novembre (Audrey Cerdan/Rue89)

« Ce n'est pas une affaire judiciaire, c'est une affaire d'Etat. » C'est ainsi que Charles Pasqua a ouvert les hostilités contre Jacques Chirac ce jeudi. Annoncée depuis une semaine, cette conférence de presse était vendue comme « explosive » par le sénateur. Dans Le Journal du Dimanche du 6 novembre, il avertissait :

« Que l'on sache aussi que pour ma part, je ne lâcherai personne. Ni les magistrats, ni ceux qui n'ont pas assumé leurs responsabilités. (…) Je vais lui rafraîchir la mémoire [à Chirac, ndlr]. »

C'est donc dans une bousculade formidable que quelques 100 journalistes se sont littéralement piétinés pour l'entendre. En grande forme, sa morgue et son cynisme intacts, Charles Pasqua s'est fait attendre avant de menacer pour rire : « Je vais faire venir la police. » (Voir la vidéo)


« J'accuse Jacques Chirac de n'avoir pas assumé ses responsabilités »

Condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate et bien décidé à dénoncer une instruction conduite à charge, Charles Pasqua a donné un nouveau coup de boutoir au couple Chirac-Villepin.

Pour mémoire, Charles Pasqua a été condamné le 27 octobre à trois ans de prison dont un ferme pour être intervenu, contre paiement de 1,5 million de francs (228 673 euros), afin de faire décerner l'ordre national du mérite à M. Gaydamak. Appréciez sa défense : « Est-ce que je me prostituerais pour la vente d'une décoration ? »

L'ancien ministre de l'Intérieur qui avait promis des révélations a répété ses accusations ; Jacques Chirac était au courant dès 1995 de la vente d'armes à destination de l'Angola :

« J'accuse Jacques Chirac de n'avoir pas assumé ses responsabilités. Il en est de même pour Dominique de Villepin. Tous deux ont manqué à leur devoir. J'affirme que les plus hautes autorités de l'Etat étaient informées. »

Pour appuyer ses déclarations, Charles Pasqua a cité une note de la DGSE de 1995, connue de la justice, indiquant que « le gouvernement angolais a reçu de grandes quantités de matériel militaire par l'entremise d'un intermédiaire français non autorisé ». Charles Pasqua assure que l'Elysée avait connaissance de cette note :

« Au mois de décembre 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Bertrand Landrieu (directeur de cabinet à l'Elysée), Jacques Foccart (conseiller Afrique), Hervé de Charette (ministre des Affaires étrangères), Charles Millon (ministre de la Défense) étaient donc informés par la DGSE des ventes d'armes vers l'Angola. »

Et de regretter qu'aucun d'entre eux n'ait été inquiété par la justice. Afin de montrer sa détermination à dénoncer cette injustice, Charles Pasqua a annoncé qu'il avait porté plainte ce jeudi contre le juge d'instruction Philippe Courroye chargé de l'Angolagate pour avoir dirigé « une instruction uniquement conduite à charge ».

L'ancien ministre a également produit un mémorandum qu'il a rédigé à destination de Jacques Chirac en janvier 1996 :

« Je ne sais pas s'il est classé secret défense, mais je lève le secret défense à votre intention (…) Je l'accuse de n'avoir pas assumé ses responsabilités (…) j'en ai suffisamment fait pour lui, j'ai risqué ma peau pour lui. »

« Mon ambition n'est pas de devenir le champion de la balance. »

Le sénateur a refusé d'expliquer ce qu'il voulait entendre par « j'ai risqué ma peau ». A plusieurs reprises, il s'est voulu évasif. Après avoir lancé que « lorsque l'on évoque de l'argent qu'auraient reçu des partis politiques, je n'oublie pas que certaines personnes n'ont pas hésité à se servir au passage », Pasqua a refusé de donner des noms :

« Mon ambition n'est pas de devenir le champion de la balance. »

Visiblement transformé en adepte de la transparence, il a également annoncé vouloir lancer une pétition auprès des parlementaires pour obtenir la levée du secret-défense dans toutes les affaires de ventes d'armes depuis 2002.

En revanche, le sénateur n'a guère laissé transparaître le souhait de faire la lumière sur les autres affaires dans lesquelles il est impliqué. Pas plus qu'il n'a accepté de répondre à toute question qui le gênait.

Prétendant agir pour la « vérité » et « par sens de l'Etat » plutôt que pour régler ses comptes, Charles Pasqua toute fois été incapable d'expliquer pourquoi ses « révélations » sont si tardives.


A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
Par CNR2009 D'ISTRES - Publié dans : Politique Nationale - Communauté : conseilnationaldela resistance
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Jeudi 12 novembre 2009

Air Sarko: 20.000 euros l'heure de vol !


Le futur avion présidentiel sera un véritable palace volant que décrit Philippe Leymarie spécialiste des questions de défense au Monde Diplomatique. Un palace high tech imputé sur le budget du ministère de la Défense.



L'A330 version Sarko, un avion hors-normes à 20.000 euros l'heure de vol
L'A330 version Sarko, un avion hors-normes à 20.000 euros l'heure de vol
La décision d’acquérir cet appareil remonterait à juin 2007 : le président français Nicolas Sarkozy, fraîchement élu, s’était retrouvé — avec son « minuscule » Airbus A319 de l’ETEC [1 ], sur la piste de l’aéroport de Rostock, en Allemagne orientale, à l’occasion d’un sommet du G8, faisant pâle figure à côté du mastodonte Air Force One du président Bush [2 ]. Un début d’incendie sur le réacteur d’un A319, lors d’un départ vers le continent africain en mars dernier, avait agacé le numéro un français, et renforcé sa conviction qu’il fallait accélérer le renouvellement de la flotte gouvernementale.
D’où l’argumentaire développé depuis par l’Elysée pour justifier cet achat, considéré à gauche comme somptuaire ou inutile :
— une autonomie de 11 000 km (qui évitera les sauts de puce, avec escales, des appareils gouvernementaux actuels) ;
— un achat d’occasion (60 millions d’euros — soit la moitié du neuf — mais sans l’aménagement VIP, estimé à une trentaine de millions supplémentaires) ;
— le remplacement des deux A319 actuels, qui sont plus récents, mais dont les performances sont trop limitées ;
— une moindre pollution générée par cet appareil unique ;
— un outil efficace de gestion gouvernementale, grâce à un équipement sophistiqué en matière de communications, transmissions ; etc.

Un avion surdimensionné pour un hyperprésident


Problème : cet appareil... sera unique, c’est-à-dire forcément indisponible à un moment ou un autre (voir le cas du porte-avions Charles de Gaulle !). Et l’heure de vol passera à 20 000 euros en moyenne (contre 12 000 sur A319).
Choqués par l’acquisition d’un avion surdimensionné — et réservé de fait à un « hyper-président » qui ne cesse d’« exploser » ses dépenses de fonctionnement —, les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen ont profité de l’examen de la mission « défense », dans la loi de finance 2010, pour demander un « redéploiement » des quelque 180 millions d’euros que coûtent l’achat et l’aménagement de l’Airbus A330, ainsi que l’acquisition d’un second Falcon 7X [3 ], au profit de secteurs qu’ils estiment insuffisamment financés :
— l’accompagnement et la reconversion des militaires ou des personnels civils (alors que 54 000 emplois seront supprimés dans la défense d’ici 2014, par tranches successives) ;
— les besoins de financement pour accompagner les restructurations (compensations pour les collectivités locales concernées par la dissolution de régiments, le déplacement ou regroupement d’unités, etc) ;
— la « déconstruction » des matériels de guerre retirés du service (« pour se mettre en accord avec le Grenelle de l’environnement, et s’éviter les péripéties de type Clémenceau ») ;
— l’amélioration de l’habillement et de l’équipement du combattant, « qui laissent à désirer, comme on l’a constaté ces derniers mois »
« En pleine mondialisation, notre président voyage comme d’autres présidents de grandes nations », s’est justifié le rapporteur de la mission « défense », Jean-Michel Fourgous, avant de donner un avis bien sûr défavorable à l’amendement de l’opposition pour un « redéploiement » des crédits réservés au futur avion présidentiel.
Le député socialiste René Dosière, qui s’est fait une spécialité de décortiquer chaque année les crédits de la présidence de la République, a lui aussi demandé « pourquoi l’achat et l’amortissement d’un avion – au demeurant nécessaire – réservé à l’usage presque exclusif du président de la République ne figurent pas au budget de la présidence ? »
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Jeudi 12 novembre 2009

Pour une gauche vraiment décomplexée !

Pour tous les socialistes en veste en velours qui casent leurs gamins dans le privé et disent à leurs amis de payer plus d'impôts, les trois guignols en couronne des Rois de la Suède dédient un hymne à la social-démocratie triomphante !



«J'aimerai tant être socialiste, mais j'habite en ville : j'aime pas trop vos manifs, je suis quelqu'un de tranquille ! J'ai peur de niquer mes Prada qui m'ont coûté 2000 et je suis pas fan des merguez, ni des gens qui sentent l'huile !»

Perchés sur leurs Vélib qu'ils font tourner en rond autour de la statue de Louis XIV, place des Victoires, les membres du groupe Les Rois de la Suède taillent un costard plus que serré à la social-démocratie triomphante. «Ambassadeurs musicaux du savoir-vivre suédois» autoproclamés, ces trois-là content sur leur blog la vie du groupe sous forme d'assemblées générales Monty Pythonesques... Les amateurs reconnaitrons dans la fine équipe Ivan Callot, qui avait déjà taquiné la gauche avec ses camarades des Fatals Picards.

«Mais où va le monde ? En Suède pardi !» Un slogan plus que d'actualité 20 ans après la chute du Mur de Berlin !


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