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Les candidats à la primaire PS (de gauche à droite) Manuel Valls, Martine Aubry, Arnaud Montebourg, le secrétaire général par interim Harlem Desir, Segolène Royal, Francois Hollande, Jeam-Michel Baylet (PRG) à La Rochelle, le 28 août 2011. HALEY/SIPA
A 24 jours du premier tour de la primaire PS, les six candidats débattront face aux Français lors d'une première confrontation télévisée, ce jeudi soir sur France 2, où chacun compte marquer sa différence, dans une mise en scène réglée au cordeau.
Réunis en arc de cercle, les six candidats - quatre hommes et deux femmes - seront debout derrière des pupitres pour le débat qui débutera à 20H35. De gauche à droite: Arnaud Montebourg, Jean-Michel Baylet, François Hollande, Martine Aubry, Manuel Valls et Ségolène Royal.
Preuve de la minutie de la préparation: leur place a été tirée au sort sous contrôle d'huissier, sous l'oeil de l'avocat Jean-Pierre Mignard, porte-parole de la «haute autorité des primaires citoyennes», mise en place au PS.
Le décor est celui du magazine «Des paroles et des actes» présenté par David Pujadas.
France 2, en partenariat avec Le Monde, prévoit un scénario réglé comme du papier au musique pour ce débat de 119 minutes: une minute de présentation pour chaque candidat, puis dix minutes d'interview successivement sur leur programme lors de «grands oraux» devant trois journalistes, avec thème imposé, la crise et un thème choisi par le candidat. Dans la troisième partie, de 50 minutes, ils pourront s'interpeller et répondre. Avant un mot de conclusion pour chacun.
Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, «là où les Français peuvent considérer que c'est encore flou entre les uns et les autres, ce débat leur apportera des clarifications». Harlem Désir, premier secrétaire par intérim, attend «un échange de très grande qualité», portant «sur le fond».
Marquer sa différence sur la crise, la défense, l'éducation, la fiscalité ou les retraites, trouver la petite phrase qui sera percutante sans être insultante pour le camarade: tel est le défi lancé aux candidats, qui ont obligation de respecter la charte éthique de la primaire et de se retrouver unis au soir du second tour le 16 octobre.
Le risque: un débat lénifiant, où tous s'observeraient, de crainte d'un dérapage fatal ou d'une faute.
Est-ce un débat clé? «S'il y a une faute oui. Vous gagnez lorsque d'autres ont perdu», juge François Hollande, favori des sondages. Pour lui, «la difficulté de l'exercice tient au nombre de participants». Le «plus intéressant sera la troisième partie». «Il ne faut pas apparaître comme étant assiégé, il faut plutôt dire ce qu'on ferait dans telle ou telle position», selon lui.
Pour l'entourage de Martine Aubry, sa challenger, l'émission «va être l'occasion de sentir l'épaisseur» des candidats, qui auront une «visibilité» d'autant plus «forte» qu'il y aura de l'audience. Pour autant, «il y a des débats qui changent les choses et d'autres non».
Manuel Valls est plus offensif: se voulant «respectueux» mais aussi «agitateur d'idées», il affirme dans le gratuit vouloir savoir la «position de chacun sur la façon dont on réforme les retraites, sur la dépense publique, sur la fiscalité».
L'ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, la seule qui a connu l'exercice en 2006, assure avoir «beaucoup changé» depuis, gagnant «en maturité, en profondeur».
Arnaud Montebourg espère qu'il s'agira d'abord d'un débat d'idées et pas «de personnes». Quant à Jean-Michel Baylet, candidat PRG, il veut croire qu'il pourra à cette occasion «expliquer en quoi son projet est différent» de celui des socialistes.
Marc-Philippe Daubresse. WITT/SIPA
Il est passé par ici, il repassera par là. Le débat sur le travail des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) a ressurgi hier. Dans un rapport rendu hier à Nicolas Sarkozy,
l'ancien ministre des Solidarités actives, Marc-Philippe Daubresse, propose d'imposer aux bénéficiaires du RSA sept heures de travail par semaine, rémunérées au smic.
L'idée de Wauquiez remaniée
Une version plus édulcorée que celle du ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, qui avait suggéré en mai
d'imposer cinq heures hebdomadaires de travaux d'intérêt général non rémunérées, en contrepartie du RSA. Une proposition qui avait suscité une levée de boucliers, à gauche comme dans son
propre camp.
Mais pour Stéphane Rozès, président de l'institut CAP, force est de constater que l'idée avance au sein de la majorité. « Plusieurs sondages ont montré qu'elle n'était pas sans écho dans
l'opinion. Et le fait qu'elle soit désormais portée par Marc-Philippe Daubresse, qui représente l'aile centriste de l'UMP, c'est une façon d'accélérer la mutation », explique le politologue.
Reste à savoir si cette proposition pourra être mise en musique avant la présidentielle. Oui, selon Laurent Wauquiez. Il estime que l'expérimentation « est parfaitement faisable » et
« permettrait de sortir des postures de principes ». Une hypothèse jugée peu réaliste par Stéphane Rozès : « Il s'agit plutôt d'un effet d'annonce dans un contexte préélectoral, visant à
démontrer que l'UMP est un parti réformateur. » Selon le politologue, Nicolas Sarkozy ne devrait donc pas trancher tout de suite sur cette question : « sa stratégie actuelle est de prendre du
champ, de se représidentialiser. En laissant se poursuivre le débat, il observe la réaction de la société et se constitue des munitions pour la présidentielle ». Seule certitude : l'idée du
travail imposé aux titulaires du RSA devrait figurer en bonne place dans le programme électoral de l'UMP…
Le gouvernement espagnol va rétablir l'impôt sur la fortune qui avait été suspendu en 2008 mais «exclusivement pour 2011 et 2012», a annoncé jeudi la ministre de l'Economie Elena Salgado, précisant que la mesure devrait être adoptée vendredi en conseil des ministres. A paramètres constants par rapport à 2007, l'impôt, «concentré sur les grandes fortunes» devrait rapporter «autour de 1,08 milliard d'euros et devrait concerner environ 160.000 personnes», a précisé la ministre lors d'une conférence de presse.
«C'est le conseil des ministres qui va examiner (ndlr: cette mesure) et j'espère qu'il va l'approuver demain», a-t-elle affirmé. Cette mesure est «de caractère temporaire et exclusivement pour les années 2011 et 2012. Par conséquent les déclarations et les revenus interviendront en 2012 et 2013 qui sont des années durant lesquelles nous devons continuer notre effort pour réduire le déficit» comme convenu avec l'Union européenne, a-t-elle affirmé.
Le gouvernement socialiste avait suspendu l'impôt sur la fortune en 2008, peu après avoir remporté les élections, alors que le pays n'avait pas encore plongé dans la crise économique. Mais selon des sources proches du gouvernement, citées par la presse espagnole, le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero, qui ne se représente pas aux législatives anticipées de novembre, a accepté la demande du candidat socialiste au scrutin Alfredo Perez Rubalcaba de relancer l'impôt sur la fortune. Jeudi, Elena Salgado avait déjà laissé entrevoir une telle mesure, assurant que si aucun nouveau plan de réduction des dépenses publiques n'était prévu, il pourrait y avoir de nouvelles mesures concernant les recettes.
Les Banques européennes vont réduire leurs activités aux Etats-Unis de manière "sévère"
PARIS - Les banques européennes vont réduire de manière "extrêmement sévère" leurs activités aux Etats-Unis du fait des nouvelles conditions d'accès aux liquidités en dollars, a prévenu jeudi l'administrateur délégué de la banque franco-belge Dexia, Pierre Mariani.
"On va avoir une contraction extrêmement sévère de l'activité des banques européennes aux Etats-Unis", a déclaré M. Mariani lors d'une rencontre avec des journalistes organisée par l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).
L'accès des banques européennes à la liquidité en dollars a été rendu plus difficile depuis le début du mois d'août, principalement du fait du désengagement partiel de la plupart des fonds monétaires américaines, traditionnellement grands pourvoyeurs de financement à court terme.
"Il y a un accès à la liquidité en dollars", a néanmoins assuré M. Mariani, précisant que "le marché des +swaps+ est ouvert, liquide, profond". Les swaps sont des produits financiers qui permettent notamment d'échanger des liquidités en euros contre l'équivalent dans une autre devise.
Même si l'accès au dollar n'est pas menacé, "les banques européennes vont devoir revoir leurs +business model+ (modèle d'activité) aux Etats-Unis", a estimé le patron de Dexia.
Par exemple, "le financement sans marge des très grands +corporates+ (entreprises) aux Etats-Unis, parce que ça fait très chic de financer General Motors ou Microsoft, c'est terminé", a-t-il expliqué.
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